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 L'écriture collective en classe

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كاتب الموضوعرسالة
Abderrazak Belachgar



عدد المساهمات : 5
تاريخ التسجيل : 18/01/2011

مُساهمةموضوع: L'écriture collective en classe   الخميس 27 يناير 2011, 10:56

L’écriture collective en classe.

L’écriture collective est une activité très enrichissante à mener en classe mais aussi très prenante. En effet, l’enseignant est tenu de lire et relire tous les écrits entre chaque séance de travail. Pendant les séances, il est toujours sollicité.
Je me contenterai ici de décrire la manière dont je procède étape par étape. Evidemment, tout est transposable, modifiable, il ne s’agit que du compte rendu de mes expériences.
Je vais partir d’un exemple mené en 3e pour élargir ensuite mon propos.

Le travail d’écriture du récit policier en 3e s’effectue à la suite de l’étude d’un roman de la série Le Poulpe imaginée par Jean-Bernard Pouy. L’objectif est d’amener les élèves à l’écriture d’un récit policier à partir d’un fait divers.
Les avantages sont multiples : le héros est défini, la structure du récit est imposée et le genre policier plait aux élèves.

Un travail de comparaison des chapitres 1 et 2 du roman (La Petite écuyère a cafté de J.-B. Pouy ou La Cerise sur le Gâteux de J.-J. Reboux), permet aux élèves de distinguer le récit (chapitre 1) de l’article de journal (chapitre 2). Ils découvrent aussi les personnages récurrents que sont Gabriel Lecouvreur, dit Le Poulpe et Gérard.
Le travail préparatoire d’écriture peut commencer.

1- Le déclencheur d’écriture

Le cas du Poulpe : choix de l’article (entre 1 et 2 heures)

Chacun apporte un article de faits divers en évitant les références aux événements trop proches géographiquement ou trop médiatiques. Les élèves sont incités à consulter les sites et feuilleter d’autres journaux que La Voix du Nord et Nord Littoral.
Seuls, ils établissent une petite fiche de l’article : titre du journal, périodicité, date de parution, titre de l’article, résumé des faits.
Par quatre, chacun présente son article. Le but est d’en choisir un par groupe. Ils doivent donc s’exprimer oralement devant leur camarade et argumenter. (Variante : je ramasse les articles et les redistribue de manière à ce que chaque groupe découvre quatre articles très différents)
Chaque groupe passe ensuite au tableau pour présenter l’article conservé. Ils doivent alors justifier leur choix et expliquer en quoi cela serait un bon départ pour l’écriture du récit policier. Pendant qu’un élève parle, un autre complète le tableau suivant sous forme de prise de notes :

Article titre Où ? Quand ? Qui ? Quoi ?

1

Pour finir, la classe choisit un article en procédant par élimination et toujours en justifiant. Si les élèves ne se mettent pas d’accord, il arrive que je garde deux articles et scinde la classe en deux.

Compétences visées :
- Dégager l’idée essentielle d’un texte lu ou entendu.
- Manifester sa compréhension de textes variés, qu’ils soient documentaires ou littéraires.
- Résumer un texte.
- Prendre la parole en public.
- Prendre part à un dialogue, un débat : prendre en compte les propos d’autrui, faire valoir son propre point de vue.
- Adapter sa prise de parole (attitude et niveau de langue) à la situation de communication (lieu, destinataire, effet recherché).

Autres supports

- Deux portraits :
Les élèves apportent une photo découpée dans un magazine (de préférence un personnage inconnu et quelconque). On procède au choix de deux photos qui seront la base de travail pour le récit. Le but est de se faire rencontrer les deux personnages. Le récit sera écrit du point de vue de l’un des deux (il sera donc surtout décrit moralement et l’autre physiquement).
A partir des photos, les élèves imaginent l’histoire des deux personnages : nom, prénom, profession, situation familiale, caractère, …etc. Seules les fiches des personnages sont élaborées.
- Une phrase qui déclenche de récit :
Je m’inspire ici de l’ouvrage Apprendre le récit au collège . Une phrase pose le point de départ du récit. Exemple : un personnage s’aperçoit qu’il a chez lui un animal invisible. Il peut aussi s’agir d’une phrase extraite d’une nouvelle (exemple : « si vous appuyez sur le bouton, quelque part en Amérique ou ailleurs,… » ).
Le but est alors de déterminer, comme pour le poulpe, un cadre de départ. Dans le cas du dernier exemple, chaque élève termine la phrase et l’on procède selon la méthode décrite plus haut pour ne garder d’une proposition. Il est aussi possible de garder une idée et de la modifier.
- Rien :
On peut aussi ne partir de rien. Les élèves décident tout. Dans ce cas, je commence par établir une liste que l’on complète ensemble : Genre ? Narrateur intérieur ou extérieur ? Récit au passé ou au présent ? S’il n’y a pas de réponse ou de décision nette, ce n’est pas grave, j’enchaine : où ? Quand ? Qui ? Quoi ? Ce sont alors les élèves qui déterminent le déclencheur de récit.

2- La trame

Le cas du Poulpe : de l’article au récit

En classe entière, le texte de l’article est analysé. On dresse la liste de tous les faits établis, des suppositions, des personnes concernées. Les date et lieu sont précisés.
Par groupe, les élèves établissent le plan du chapitre 1 en ajoutant les éléments qui manquent dans l’article. Le fait divers qui figurera dans le chapitre 2 (découvert par Gabriel, dit le Poulpe) sera la vision journalistique d’un évènement raconté dans le chapitre 1.
Plusieurs questions se posent :
Le récit commence-t-il avant les faits racontés dans l’article ? Que se passe-t-il avant ?
Quels autres personnages interviennent ? Que faut-il inventer pour compléter l’article ? Que doit savoir le lecteur que ne saura pas le Poulpe en lisant le journal ?

Les travaux sont ramassés, mis au propre.
Une feuille récapitulative est distribuée et une discussion s’engage avec pour but de tomber d’accord sur ce qui sera raconté. Le plan définitif du chapitre 1 est établi.
Chaque groupe d’élèves prend en charge l’écriture d’une partie du récit sans se soucier du problème des transitions.
Il est important que les groupes soient différents, que ce ne soient pas toujours les mêmes qui travaillent ensemble.

Autres cas

De la même manière, on établit un plan du début du récit. A ce stade, je ne me préoccupe pas de savoir où cela va nous mener. Il suffit de trouver l’événement qui va bouleverser la vie du personnage principal et d’amener les élèves à l’écrire.

Exemple du Jeu du bouton :
La trame trouvée par mes élèves : en appuyant sur le bouton, la pauvreté disparait dans le monde. En creusant, ils ont déterminé la trame complète du récit. Le bouton est une invention du Président. Il la présente devant tous les chefs d’Etat de la Terre. Seulement lorsqu’il appuie sur le bouton, les pauvres deviennent riches mais les riches deviennent pauvres. Ainsi, les chefs d’état présents se retrouvent habillés en guenilles, sans papiers et très vite expulsés.
Avant d’écrire, nous avons établi le plan suivant :
- Le président se prépare pour sa présentation (choix du costume, angoisse, etc.)
- Il arrive dans la salle (description des lieux, des gens,…)
- Discours d’ouverture
- Il appuie sur le bouton
- Les premières transformations
La trame est incomplète mais ce qui est décidé ici permet de commencer le travail d’écriture. Cinq étapes sont décrites : il faut cinq groupes de travail.

3- Commencer à écrire

Les élèves disposent d’une feuille par groupe. Il n’y en a qu’un qui écrit (cela peut changer au cours de l’heure). Ils écrivent les noms de chacun, le numéro de la partie du récit dont ils ont la charge. Je précise bien que leur feuille est un brouillon, les ratures sont autorisées. L’idéal est d’écrire une ligne sur deux.
Je passe de groupe en groupe afin de les stimuler car la première phrase est toujours la plus difficile à trouver. Il est nécessaire que chacun s’y mette : celui qui tient le crayon n’est que le secrétaire et en aucun cas ne détient le pouvoir de décision. Ils écrivent donc ensemble.
La première fois, c’est un peu bruyant mais avec le temps, il est possible d’instaurer un volume sonore raisonnable (« on chuchote », « on parle un à la fois »,…) e de travailler dans de bonnes conditions.

Les textes sont ramassés.

4- corriger et réSe écrire

Je tape les textes en supprimant seulement les erreurs d’orthographe (interligne double), les redistribue dans chaque groupe. Les élèves ont alors une autre vision de leur production. Avec eux, groupe après groupe, je détermine les éléments qui nécessitent réécriture (temps du récit, cohérence dans le choix du narrateur, répétitions, syntaxe, cohérence du texte,…).
Sur la feuille distribuée, ils corrigent en couleur. Ils peuvent aussi ajouter des phrases en suivant un code précis. Ils marquent chaque endroit où il manque un passage par un astérisque et un numéro. C’est dans le bas de la page ou sur une autre feuille qu’ils écrivent le passage manquant, précédé du numéro afin que chacun s’y retrouve.
Il est important que la partie qui a été écrite soit courte et bouclée en une heure. Il s’agit vraiment d’un saucissonnage du récit. Ainsi la réécriture n’est pas trop fastidieuse.

Je ramasse tout. Je corrige sur le fichier les éléments modifiés par les élèves. Ensuite toutes les parties sont mises bout à bout.

En classe entière :
Nous travaillons alors sur la liaison entre les actions, la suppression des répétitions, l’utilisation des reprises nominales et pronominales. Les incohérences sont signalées mais ne seront corrigées qu’en petit groupe (autres groupes, autre organisation dans la classe).

Petit à petit le récit s’affine, passant de main en main. L’intérêt est de toujours faire relire un passage par ceux qui ne l’ont pas écrit.

Les élèves découvrent l’intérêt du travail en groupe, surpris parfois des bonnes idées de ceux qui d’habitude ne sont pas inspirés en rédaction. L’oral et l’écrit se mêlent dans le but de produire un bon récit.

Compétences visées :
- Savoir travailler en équipe.
- Rédiger un texte bref, cohérent, construit en paragraphes, correctement ponctué, en respectant des consignes imposées : récit, description, explication, texte argumentatif, compte rendu, écrits courants (lettres…).
- Utiliser les principales règles d’orthographe lexicale et grammaticale.

5- Boucler le récit

Le cas du Poulpe : projet complet

Dans l’idéal, les élèves rencontrent l’auteur à ce stade (après l’écriture des 2 premiers chapitres). Après la lecture de leur texte, il envisage avec eux une suite, un coupable, un rebondissement.
Souvent la fin est à rédiger individuellement.

Autre cas

Plus on avance dans l’écriture du récit plus le travail se différencie. Il est possible alors de donner une tâche à chacun en fonction des difficultés d’expression ou de maitrise de la langue.
Il est nécessaire de faire une pause, revenir en classe entière et prendre du recul par rapport à ce qui a été écrit pour envisager la suite.
La maîtrise de la langue est évaluée à chaque étape. Des exercices de réécriture sont proposés à partir des textes d’élèves.


Quelques exemples mis en ligne : http://lewebpedagogique.com/lettresamonnet/category/ecriture/
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hégélienne

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العمر : 31

مُساهمةموضوع: رد: L'écriture collective en classe   الخميس 27 يناير 2011, 14:39

merci pour ce sujet contructif
bonne continuation
mes sincéres salutations
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مصطفى دربان

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الموقع : fedimost@hotmail.fr

مُساهمةموضوع: رد: L'écriture collective en classe   الجمعة 28 يناير 2011, 19:19


merci pour vos efforts
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